Un vent d’optimisme souffle sur le camping de plein air

Classé dans : Revue de presse HPA | 0

  • Pour Étienne Page, le directeur de Yelloh village, "l'ex Languedoc-Roussillon reste un e destination toujours aussi attractive".
    Pour Étienne Page, le directeur de Yelloh village, « l’ex Languedoc-Roussillon reste un e destination toujours aussi attractive ».G. L.
Publié le 
La marque gardoise Yelloh village qui accueille chaque année plus de 1,2 million de campeurs est présente jusqu’à demain soir au Sett, le salon professionnel des équipements de l’hôtellerie de plein air qui se tient au Parc des expositions de Montpellier.

Le camping a le vent en poupe, aussi bien en bord de mer que dans l’arrière-pays. Et ce n’est pas, Étienne Page, le directeur de Yelloh village, marque française d’hôtellerie de plein air créée il y a dix-huit ans à Aigues-Mortes dans le Gard, qui démentira. « L’économie du camping se porte bien. La saison 2018 est là pour le prouver notamment dans l’ex Languedoc-Roussillon qui reste une destination toujours aussi attractive. » En quinze ans, le secteur a réussi à doubler son chiffre d’affaires, cela est dû en grande partie à l’arrivée des mobile-homes. « Un emplacement nu rapporte par an entre 1 500 et 2 000 € ; et un mobile-home entre 9 000 et 10 000 €, il n’y a pas photo ! »

8 000 campings en France

Aujourd’hui en France, on dénombre près de 8 000 campings dont cinq mille sont « de vraies entreprises avec leur volant de salariés ». Un chiffre qui n’a presque pas bougé depuis de nombreuses années, même si un léger fléchissement est apparu depuis peu. « Une centaine de campings disparaissent désormais chaque saison », et en contrepartie il ne s’en crée aucun.

Autrement dit, les professionnels de l’hôtellerie de plein air sont actuellement sur un marché de consolidation qui, on le sait moins, attire de nombreux investisseurs, à commencer par les grands groupes du secteur. « Ils se mènent une guerre sans merci pour racheter des structures, assure Étienne Page présent au Sett, le salon professionnel des équipements de l’hôtellerie de plein air, qui se tient jusqu’à jeudi soir au Parc des expositions de Montpellier. Du coup, les prix flambent. On établit le prix de vente d’un camping à six fois son chiffre d’affaires annuel. Autant dire que les propriétaires qui sont près de la retraite ou qui n’ont pas de successeur sautent sur l’aubaine. »

300 000 séjours par an

C’est en partie pour éviter cette spéculation que Bernard Sauvaire, propriétaire de trois campings dans le Gard, a créé en 2000 Yelloh village, un groupement d’indépendants, dont il assure aujourd’hui encore la présidence. « Chez nous, chaque entité garde son identité, confie le directeur. Notre principal objectif est d’augmenter le chiffre d’affaires de chaque franchisé. » Auquel s’ajoute la promotion de la marque sur internet et sur différents supports médiatiques. « En échange, même si chacun garde son authenticité, nous avons des exigences de qualité. »

Résultat, chaque année près d’une trentaine de campings postulent pour intégrer la communauté. « Nous en prenons en moyenne entre six et huit. » Actuellement, le siège de la marque abrite trente salariés pour un chiffre d’affaires de 196 M€, « lié uniquement à l’hébergement ». À ce jour, le groupement propose 86 destinations en France, Espagne et Portugal, soit l’équivalent de 300 000 séjours annuels et quelque 1,2 million de campeurs accueillis.

GIL LORFEVRE

 

Source : Un vent d’optimisme souffle sur le camping de plein air